Entre deux mondes

Pas toujours Roses.

Publié le 19/07/2011 à 10:23, Roses
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Et bien non, tout n’est pas toujours rose sur un bateau. Encore moins lorsque le sort semble s’acharner.

Que je vous résume l’affaire :

Le jour du 14 juillet, nous devions quitter Roses pour rejoindre les Baléares, avec un vent favorable, bien qu’un peu fort en début de journée. Bref, plutôt pas mal pour nous. A dix heures après avoir levé l’encre et remplis 80 litres d’eau en jerricane au rince pied de la plage, si si, et bien au moment de hisser la grand voile, le bruit que personne n’aime entendre. Celui du tissu qui se déchire. Il suffit alors de lever la tête pour découvrir le commencement d’un trou. Bon je gueule un peu, normal, puis retour un mouillage pour analyser et régler le problème. Allés, je suis bon joueur, c’est entièrement de ma faute puisque je me suis planté en installant la voile a Gruissan. Apres contact avec quelques voisins de mouillage surpris de notre retour, nous comprenons vite que ce ne serra pas simple de trouver une voilerie pour réparer. Hum ! Il y a encore un créneau météo le lendemain pour les Baléares, mais faut réparer cette voile le jour même. Ok, je sort la trousse de couture, et ne finirai le travail que à 10h du soir pour être près le lendemain matin.

Nous voila donc enfin partis le 15 juillet pour les Baléares, grand voile recousue et vent de face. Emma découvre les joies de tirer des bords face au vent, et décide que le bonheur n’est vraiment pas dans le pré. La nuit arrivant et le vent lui commencent a faire défaut, nous démarrons le moteur pour pointer directement les îles, et surtout manger bateau a plat.

Apres le premier coucher de soleil en mer pour Emma, je prend mon quart et m’installe dans le cockpit pour quelques heures. Soudain, nouveau bruit que l’on n’aime pas entendre. Celui du moteur qui broute, qui rate, et qui finit par vous dire merde en s’arrêtant.

Apres un contrôle rapide des niveaux et quelques tentatives vaines de le redémarrer, il faut prendre une décision. Etant  deux fois plus près de la cote Espagnol que des îles, et le faible vent en sa direction, nous faisons demi tour sous voile vers notre point départ.

Bon inutile de vous dire que la nuit n’a pas était d’une grande joie, mais ma fois le soleil c’est levé nous poussant tranquillement au large de Palomas. La mer étant calme et enfin le jour revenu, je me lance donc dans le contrôle du moteur avec une petite idée mettant venue durant la nuit. Le moteur ne reçoit probablement plus de gasoil. Qui dit liquide qui n’arrive plus, dit tuyau bouché. Et des tuyaux, ça ne manque pas ici. Bingo ! Du premier coup, c’est la sortie du réservoir qui est bouchée avec les probables boues qu’il contient en son fond. On démonte, on nettoie et on  tourne la clé. C’est reparti, mais trop tard pour les Baléares. Un coup de vent est prévu dans les 24 heures.donc retour a Roses en rasant la cote qui est magnifique avec ses falaises et calanques. Une fois l’ancre sur le fond, ce fut la grande sieste, a tel point qu’en se réveillant, Emma croyait être le matin et prête pour le p’ti dej.

Bref, certain diront qu’il valait mieux que tout ça arrive maintenant, ou bien que c’est ça la vie de bateau. Tous auront raison mais n’empêche, ça énerve  . Bon, nous sommes ici encore pour quelques jours, qui nous laisseront le temps d’oublier tout ça et de repartir avec plein de belles aventures en perspectives.

L’animal étant punis dans sa chambre jusqu'à nouvel ordre. C’est donc son équipage qui vous embrasse.

Attention aux courants d'air!

Atelier couture sur l'animal.

 


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