Entre deux mondes

retour en arriere (suite)

Publié le 2/09/2011 à 20:04, Portimão
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Le lendemain matin, nous décidons de quitter la marina de Aguadulce pour celle de Almerimar a trois heure de route, afin de nous rapprocher et de nous poser 48h pour se reposer dans le calme. Deux vraies nuits. Nous arrivons sans encombre dans ce l’on pourrait appeler une ville fantôme. Remarques, nous nous trouvons a deux pas de la région ou ont été tournes les westerns spaghettis. L’ambiance est la même. C’est un énorme parking a bateau en labyrinthe, situe en plein cœur d’une cite touristique inachevée, ou les bateaux sont aux pieds d’immeubles vides, sous une chaleur étouffante. Bref c’est très moche. Seul avantage, le supermercado est a 500 m ce qui est bien pratique pour acheminer les packs d’eau minérale.

Dernière étape avant de rejoindre Gibraltar et passer la porte pour l’Atlantique. Tenant a honorer notre arrivée au Portugal le 15, et la météo étant favorable, nous optons pour un aller direct vers le détroit sans faire escale sur la cote et d’arriver le lendemain, si possible avec le courant dans le bon sens. Nous longeons donc la cote sud de l’Espagne, ou l’étroite bande de terre entre la mer et les montagnes (sierras) est entièrement recouverte de serres aux bâches blanches, sur des kilomètres. Gigantesque couverture blanche, dans se paysage désertique. C’est la qu’est produite la plus grande quantité de fruits et légumes d’Europe, au dépend de leur qualité.

Comme toujours, nous sommes au moteur accompagne par des globicéphales et de nombreux dauphins, car le vent cette fois est inexistant. 28 heures, pour enfin arrive le lendemain après midi en vue du rocher de Gibraltar. La commence une pénible avancée contre vent et courant, qui ne feront qu’augmenter jusqu'à notre arrivée de l’autre cote de la pointe Europa. A tel point qu’a plusieurs reprisse nous avons failli céder a la tentation de nous abriter dans quelques marinas avant le detroit. D’autant plus que le gasoil vient a manquer, et qu’avec ce courant qui nous barre la route, il devient difficile de faire des pronostiques. Je ne sais si c’est l’audace ou le raz le bolle qui nous a motive, mais nous finirons tant bien que mal a passer enfin cote océan. La fatigue aidant, les nerfs sont a fleur de peau, et la goutte faisant déborder le vase ne tarde pas a tomber, lorsque nous nous faisons virer de la marina anglaise pourtant loin d’être pleine. Phénomène déjà observe par d’autres bateaux français. On s’engueule, on s’insulte, et on s’en va. Décidément, ces royalistes arrières sont aussi ridicules sous le soleil que dans le brouillard. Nous passons donc cote Espagne, a 200 mètres de la, et découvrons une toute nouvelle marina, inexistante sur les carte, ou nous sommes cordialement accueilli, ce pour la modique sommes de 12€ par jour, « fuck the queen » ! Enfin douche et sieste pour faire retomber la pression.

Le lendemain, nous traversons la frontière matérialise par la piste de l’aéroport pour visiter Gibraltar. C’est en découvrant des ruelles vides, et des magasins fermes que je réalise que nous sommes dimanche, veille de 15 Août. Nous prenons le telepherique pour monter en haut du rocher et apprécier la vue sur l’Afrique ainsi que sur la baie d’Algesira avec ses pétroliers au mouillage. Particularité du site, la présence de singes en liberté qui déambulent au milieu des visiteurs, prenant la pose pour les photos. A les regarder de près, ils ne sont pas très différents de ceux habitant au bas du rocher !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vent est bien tombe, et cette fois ci pas question de se louper avec le courant. Nous partons le lendemain matin au levé du soleil pour le passage du tant redoute détroit de Gibraltar. Il semblerait que nous n’étions pas les seuls a avoir cette idée, puisque nous sommes plusieurs voiliers a nous suivre le long de la cote…  au moteur. Tout se passe comme une lettre a la poste, avec une mer plate et un très léger vent d’ouest ne ralentissant pas notre progression. Et hop, nous voilas dans l’Atlantique, et laissons Tarifa sur la droite et Tanger a gauche, pour remonter directement sur Cadiz. Longue remontée, car il est bon de savoir que ce foutus courant se fait ressentir jusqu'à la ville millénaire, et qu’a la renverse, nous aurons le plaisir énervant d’admirer son phare pendant des heures sans nous en rapprocher. Une fois de plus, c’est sous les coups de une heure du matin que arriverons au port, fatigue par cette remonte éclaire depuis les Baléares.

Tarifa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ayant constate la défaillance du sondeur pendant la veille, nous ferons l’amer découverte de son arrêt définitif le lendemain. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, l’écran de mon ordi. est brise, et rend inutilisable toutes nos cartes de navigation électroniques. Que faire ? Tenter de réparer sur place et acheter un nouveau pc, sachant que cela nous immobilisera plusieurs jours, ou bien repartir pour la dernière étape vers Portimao. Nous achetons une carte papier du coin, et décidons que le pc et le sondeur ne sont pas nécessaires pour nous y rendre et ainsi arriver Jeudi comme prévus pour rejoindre nos amis. Forcement, l’ambiance étant fortement atteinte, la visite de Cadiz se fait en travers (même pas de photos), pour une jolie ville chargée d’histoire, qui aurait mérite qu’on si intéresse plus. Et c’est pour une dernière nuit que nous larguons les amarres vers la marina de Portimao, ou nous arriverons au lever du soleil a l’heure dite. Durant cette nuit, nous croiserons la route d’un petit voilier de 5 mètres 50, si si, qui tire des bord derrière nous. Apres un bref contact par radio, nous apprenons qu’il s’agit d’un français, partis également de Gruissan trois jours avant nous, et qui rejoint la France après avoir sillonne la Mediterannee et fait escale a Tanger. Conviction ou folie, quoi qu’il en soit nous sommes bleufe, et rendez vous est pris pour le lendemain.

Sacre Bastien, cet éclairagiste de métier nous racontera son périple sur Filou, une petit First 18 (http://firstfilou.wordpress.com/)  lors du repas sur Tigre, nous permettant relativiser nos pépins, et lui de déplier ses jambes pour manger.

Nous commençons a nous organiser afin de trouver un nouvel ordinateur, dans une ville qui  semble n’avoir aucun magasins et un électronicien pour se problème de sondeur. Au final, je vous écris depuis sur mon nouveau PC au clavier portugais et logiciel dans toutes les langues, l’électronicien a jeté l’éponge me conseillant d’essayer plutôt en Espagne ou partout sauf ici, et enfin nos amis ne trouvant pas l’endroit sympas, n’ont pas eu l’idée de nous attendre.

Mouillage de Portimao

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Me voila donc plante ici depuis deux semaines, au mouillage, car la marina est hors de prix, en attendant de descendre vers les Canaries, ou j’espère bien pouvoir réparer tout ça. Nous aurons donc zappe une foule d’étapes intéressantes, brulle beaucoup de diesel (225 heures de moteur depuis Gruissan), et enfin dégoûte Emma de la navigation pour nous retrouver plante ici.

D’un commun accord nous avons décide, qu’afin de se reposer Emma remonterai en France en Avion, et que j’amènerai aussitôt le bateau aux Canaries tout seul, sans faire escale a Madère comme prévus.

 

Voila les amis, le retard est rattrape, et pour les détails croustillants, ils vous faudra venir les étendre de vive voix ou l’animal et son équipage se trouverons.


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