Entre deux mondes

Boa Vista

Publié le 19/04/2012 à 21:44, Boa Vista
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Boa vista, étape difficile a expliquer, car décevante sur plusieurs points. Avant cela, l’île présente la même topographie que Sal, qui n’est distante que de quelques dizaines de kilomètres. Fait remarquable, la carte de navigation française ne la place pas au bon endroit, datant des années trente (vendue 24€ L ), preuve du peu d’intérêt porté a cet archipel. Il est donc importante de ne pas trop s’y fier, et de compter sur son bon sens marin, et sur une visibilité clémente, pouvant rapidement se dégrader a cause de vents de sable.

 

 

Voila pour le tableau, l’unique mouillage de Sal Reis, est qu’en a lui de type paradisiaque. Mer turquoise dans quelques mètres de fond, bordé de dunes blondes a perte de vue, et protégé par un îlots digne du Golf du Morbihan. A droite le village, a gauche au loin de gigantesques complexes hôtelier, et au centre des écoles de kite, surf et planche a voile. Et oui, ici c’est la mec de fun board. Pourtant, les trois jours que je vais y passer ne seront que pétole sans possibilité de mettre la planche a l’eau. Autant dire que j’ai les boules. Cette étape je l’attendais depuis le début, ayant même investi dans une voile de planche neuve pour l’occasion.

Il reste a visiter le village. Deuxième déception. Il y a ici plus d’allemands et de sénégalais, que de cap verdien. Si de loin, les paillotes sur le bord de la plage laissent imaginer une activité touristique lascive, il n’en est rien, et passé cette frontière fictive, le village est désolé, et particulièrement sale. Cela ne remet pas en cause la convivialité de ses habitant, bien sur. Les établissements de plage a l’état de délabrement, sont en fait financés par les promoteurs qui investissent l’îles, leur assurant une présence minimums dans le tissu économique local. Pour le reste, le tourisme de masse se résume par deux hôtels de plusieurs milliers de places, aux pieds de la piste d’atterrissage, ou tout y est disponible, et deux autres projets similaire en route. Désolé pour le mythe…

Le tout arrosé par un climat a bord, tournant a l’orage, les soucis de cohabitions ne sont plus loin. Je vous passe les détails, mais il est décide que mon équipier débarquera au plus tôt, pour reprendre l’avion. Il ne m’en faut pas plus pour me dégoûter des lieux et vouloir me rapprocher de Mindelo rapidement. Toute fois, la veille de lever l’ancre, une bateau stoppeuse, désireuse de rejoindre Mindelo également, se présente a bord. Heidi la savoyarde, embarquera demain avec nous pour quelques jours, et tempérera nos prochaines navigations.

J’aurais aimé vous parler plus longuement de cette île au nom si évocateur, mais ni les lieux, ni les événements ne m’auront donné l’envie de creuser plus, et c’est avec impatiente que nous partons le 28 novembre, pour l’île de San Nicolao, a l’Ouest de l’archipel du Cap Vert.


Des nouvelles !

Publié le 17/04/2012 à 17:59, Martinique
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Les voyages sont faits pour être vécus, il n’est donc pas absolument nécessaire de les raconter en temps réel… Après cette parfaite excuse située entre philosophie subversive de lycée, et psychologie de comptoir, laissez moi vous narrer ces derniers mois.

 

Départ de la Gomera le 15 novembre, avec une météo semble t’il favorable et la promesse de température enfin tropicales. Nous larguons les amarres après avoir accueilli et aidé mais amis de LAMBAOL, et a marée haute afin de pouvoir sortir TIGRE du fond de la marina. Les fameuses accélérations de vent le long de la cote, passée, c’est avec une brise légère que nous faisons du Sud, avec mon nouvel équipier. Nous aurions aimé faire un stop au sud de Hiéro, magnifique petite île au sud ouest de l’archipel des Canaries, mais les éruptions volcaniques sous-marines récentes interdisent l’accès a cette zone. Le soleil se couche donc a l’ouest, ou presque, tandis que le Carter 37 multiplie les combinaisons de voiles, pour une allure au vent arrière dans les meilleurs conditions. Il est clair que nous sommes a présent sur l’autoroute des Antilles, car nous ne sommes pas seul, des voiles au larges, devant le soir, derrière le matin, et parfois vers des destinations laissant libre cours a l’imagination.

La vie du bord s’organise, les quarts avec. Pour moi c’est une expérience nouvelle que de confier le bateau et mon sommeil a une tierce personne. Il faut partager l’espace et l’expérience.

Dire que la navigation est idyllique, serait abuser. Un vent faible les deux premiers jours puis croissant jusqu'à 25 nœuds pour l’arrivée au Cap Vert, et toujours cette houle de nord, qui soulève notre petit cul, et parfois remplis la baignoire. Particularité de cette route, profiter des vent de nord, en priant qu’ils ne tournent pas au sud avec une dépression venant des cotes de l’Afrique, et empanner de temps a autre vers le Sénégal puis le large, en affinent l’atterrissage sur le Cap Vert.

Fait remarquable, en plus de températures enfin agréables lors des quarts, il faut composer avec des bateaux de pêche et quelques cargos fantômes, navigant avec tous les systèmes d’identification et de détection, éteint. C’est l’Afrique mon frère ! Ce sera d’ailleurs la seule fois, pour le moment, de ma vie maritime, ou je manquerai de me faire couper en deux par un navire de pêche en pleine nuit. Mon équipier ne l’ayant pas vue arrive par notre arrière bâbord tout projecteurs allumés, mais surtout radio et alarmes silencieuses, pour nous rattraper et couper notre route par l’avant, me laissant  juste le temps de rouler le génois afin de ralentir  notre route, et passer par son arrière sans être sur de ce qu’il traîne comme engin de pêche.

Le 21 novembre nous apercevons l’île de Sal, du moins ses quelques sommets de volcan épars posés sur un plateau aride balayé par les vents. La planète Mars doit ressembler a un truc comme ça, sans l’Atlantique autour. L’ancre est mouillé a 17h00 dans le petit port de La Palmeira ou nous retrouvons quelque copains déjà séduit par cette nouvelle destination.


Sal

Publié le 17/04/2012 à 17:27, Concelho do Sal
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Il n’y a pas de doute, nous sommes bien en Afrique, ou du moins pas très loin. Les rues sont poussiéreuses, les maisons sommaires, une certaine nonchalance nous enrobe. Ce qu’il faut savoir c’est qu’avant de venir ici, j’en ai entendu de toutes les couleurs sur Cap Vert, du voleur d’annexe sans scrupules, aux bandits de haut chemin près a envahir mon bord pour me détrousser. Il est évident a présent, que ces dires, sont de personnes n’ayant jamais mis les pieds ici, car l’accueil y est tout ce qui il y a de plus simple, donc amical, jusqu'aux formalités administratives au poste de police, tenus par de jeunes gens fière d’avoir appris notre langue a l’école, et de pouvoir nous en faire la faveur. Il est évident qu’il existe deux ou trois petites astuces nécessaires pour accélérer les délais, mais bien moins pénibles qu’une file d’attente aux impôts, croyez moi.

Le port est des plus simple avec ces maisons de toutes les couleurs pas toujours en bon état, des boutiques de souvenirs tenus presque exclusivement par des sénégalais un peu entreprenant mais au final toujours rieurs. A quelques kilomètres, la ville, ou le sac plastique en bord de route est maître, et la chaleur omniprésente dans les ruelles peu fréquentées. Bon, voilas quoi, c’est mignon, calme et pittoresque, mais pas de quoi planter la tente. Apres deux jours passés au mouillage, nous partons rejoindre quelques amis plus au sud de l’île, sur un autre mouillage.

 Ici, il n’y a rien a voir, que de la pierre volcanique et quelques toitures d’hôtels au loin. Tout se passe sous l’eau. Poissons, épaves et requin parfois, sont le décor des plongeurs, et pour ma part deux jours de planche enfin, dans un vent juste asses fort pour profiter de ce secret-spot ou vient mourir la houle le long de la plage. A part ça, et bien il est temps d’aller voir plus au sud, l’île de Boa vista, la fameuse.


Canaries suite et fin - La Gomera

Publié le 13/11/2011 à 21:45, La Gomera
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Et voila, à la veille de hisser les voiles pour le Cap Vert, nous mettons fin à notre escale sur l’île de La Gomera. Nous maintenons ainsi la tradition, puisque c’est de cette petite île, que Christophe Colomb appareilla pour traverser l’Atlantique et découvrir les Amériques.

C’est aussi, de l’avis de beaucoup, l’île et la marina la plus agréable de l’archipel. Ici, rien de grandiose, sinon un petit village haut en couleur, enfin de la végétation, et dans la partie nord, le climat considère comme le plus agréable au monde, par les météorologues. Nous avons commence notre découverte de cette île, pas un mouillage dans son sud, a l’abri de falaises protégée des vents, et parfois de la houle… Et la, au pied de ces falaise, nouvelle découverte pour le peu surprenante, on appercois des gens, vivant dans de toutes petite grottes, nues, et peu loquasse. Mais qu’est ce donc que ça ? Des babas sur le retour, en majorité allemands qui ont oublie leur billet retour dans la méditation acidulée, ou des adeptes d’expérience spirituelle peu frileuse. Et bien nous on garde nos shorts, et nous rejoignons la marina de San Sebastian, pour une dernière semaine dans le confort a plat, et la jouissance du confort des petits restos en terrasse. Une fois de plus je n’aurais pas le temps de visiter le centre de l’île et son parc naturel, apprécie pour ces ballades, et sa foret verdoyante. De toute façons il me tarde trop de reprendre le rythme des navigations hauturières, et de découvrir d’autres horizons et de nouveaux uses et coutumes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne visiterons pas non plus l’île de Hiéro, coup de cœur des plaisanciers, pour cause d’éruptions volcaniques sous marines dans le sud, et activité sismique liée, ayant provoque l’évacuation d’une partie de l’île.

Nous mettrons une petite semaine pour parcourir les 760 milles marin pour rejoindre l’île  de Sal, point de départ de notre navigation dans les îles du Cap Vert.

Bise à tous, Vincent.


El TIGRE

Publié le 11/11/2011 à 21:32, Santa Cruz de Ténérife
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A Santa Cruz se est expose un cannon, qui a la particularite d'avoir, lors d'une bataille contre les anglais, arrache le bras d'un certain Nelson.

Je suis fiere de vous presenter ce fameux cannon, nome "El Tigre". Ca ne s'invente pas.



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