Entre deux mondes

Pays en ruine

Publié le 1/09/2011 à 18:07, Portimão
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Une heure quarante cinq de bus pour rejoindre Faro contre huit a la voile. Mon but principal étant de naviguer dans les lagunes de Faro, et n’en ayant pas eu l’occasion, je suis tout de même allés voir a quoi ça pouvait ressembler. Tout d’abord il y a le trajet en bus a travers les villes en chemin, et en effet, sortis des stations balnéaires, c’est plutôt la désolation. Les bords de route sont occupes par des magasins et entrepôts vides de toute activité et les jardins sont transformes en potage. Seul subsistent les concessionnaires de voitures haut de gamme et les zones commerciales flambant neuves, ce qui contraste avec le paysage avoisinant d’un pays en récession.

Concernant Faro, j’étais reste avec les villes espagnoles et leur citadelle animées en plein cœur. Si en effet il y a bien a Faro un centre historique entoure de rempart, au bord de la lagune, je suis stupéfait de découvrir des bâtiments majoritairement en ruine et a vendre. Passe l’une des portes du rempart, c’est une ville fantôme qui s’offre, malgré l’évidence que se fut un lieux prospère et agréable a vivre a une époque lointaine. Bon allés, je monte au sommet de la petite cathédrale, seul point culminant, pour apprécier le paysage des lagunes. Forcement, c’est magnifique. A l’heure de la marée basse, on devine le mat des nombreux voiliers mouilles dans les méandres des vasières. Ouais ça m’aurait bien régale d’y jeter l’ancre aussi. Quelques photos, lorsque un bruit sourd venant du ciel couvert, qui laisse apparaître juste au dessus de nos têtes un avion allant se poser sur l’aéroport de l’autre cote de la lagune. C’est vraiment un lieu de contraste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’en profite pour visiter le lieu « saint », ou les restes de richesse de l’usine a bon dieu sont exposes sans réel entretient, et ou l’atelier de restauration des faïences murales, vend plutôt par petits morceaux des bouts de carrelage des siècles précédents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu’en est il du centre ville et de ces boutiques ? Et bien, a part une rue piétonne pavee, ou se succèdes des marchands de montres et quelques boutiques de fringues a la mode, la ville semble se mourir lentement, au rythme des façades qui tombent en lambeaux, et au bénéfice des barres d’immeubles en périphérie de la ville.

 Le « P » des plaques d’immatriculation, associe à certaines ruelles, fait plus penser a un décor de pays de l’Est après guerre, qu’a celui de Portugal. Je reprend le bus vers Portimao avec un sentiment mitige. Sur la route nous traverserons des villes flambant neuves installées sur le littoral dédie au Visa-tourisme, tel que Albufeira. Toujours ce fameux contraste. Le plus navrant dans tout ça, c’est que les quelques fois ou je discute avec des étrangers installes dans la région, ils me servent le même argument pour justifier leur choix, la vie peu chère par rapport a leur retraite en France, plutôt que la richesse culturel ou humaine du pays. Alors que penser du peu que j’ai vu. Eldorado pour classe moyenne européenne, ou patrimoine en péril ?

Cette photo resume a elle seul la vision que je me fait du Potugale (de droite a gauche).

 

Bise de l'equipage.


Retour en arriere

Publié le 30/08/2011 à 16:05, Portimão
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Je ne me rappel même plus ou nous en étions lors du dernier message. Bref retour en arrière, nous avons quitte Formentera (Baléares) le 8 août, pour rejoindre Cartagène, début du passage par le sud de l’Espagne. Apres une nuit au moteur, comme d’hab, c’est avec un vent soutenus et forcissant que nous avons rejoins la cote espagnol, avant de nous glisser entre les deux collines marquant l’entrée de Cartagene. L’arrivée dans ce port industriel, loge entre des montagnes coiffées de forteresse, apparaît décevante au premier abord. Une fois a quai, nous apprécions la gentillesse des marineros, ainsi que le contact facile et convivial de nos voisins. C’est clair, nous ne sommes plus aux Baléares avec ces mouillages anonymes et bondes. C’est en voulant nous dégourdir les jambes que nous découvrons alors une ville magnifique, a l´architecture préservée, d’ou transpire son illustre passe maritime. Autant dire que nous sommes sous le charme, et que nos craintes se transforment en envie de faire connaissance avec cette cite. Se sera chose faite le lendemain, et nous ne serons pas déçus. Je ne soupçonnais pas un tel patrimoine, ainsi que le bien être de ce port aux apparences grises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais voila, rendez est pris avec des amis, autour du quinze août au sud du Portugal, et nous devons quitter ce lieux, qui aurait mérite encore plusieurs jours pour en apprécier toutes ses qualité. Nous mettons donc les voiles pour la baie d’Almeria, a quelque 90 mille de la. Autant dire une grosse étape si nous voulons la faire de jour en une fois, car le vent et la houle ne nous autoriseront pas de mouillage sur la route. Pour ne pas angoisser Emma, j’ai quelque peu minimise la météo et donc les conditions que nous allions rencontrer pour passer le fameux Cabo del Gatta et entree dans la mer d’Alboran réputée pas toujours sympas. Très vite, la couleur est annoncée, mer et vent, et plus le cap se rapproche et plus les réductions de voiles se suivent. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas regarde les vagues par en bas. Les creux de quatre mettre nous poussent sans toute fois trop nous mal mener. Le voilier se comporte admirablement. Pas sur que je sois aussi rassure avec un voilier moderne de même taille. Malgré tout, cette navigation laissera a Emma une appréhension des vagues qui ne la quittera plus. Je me rend compte du courage qu’il faut, pour autant subir, en serrant les dents et force de faire confiance au barreur dans un milieu hostile que l’on découvre pour la première fois.

Toute fois, cette navigation restera un de mes meilleurs souvenirs,  avec des pointes a 11 nœuds le long des falaises, et cerise sur le gâteau, le passage de Cabo del Gatta, sous les premiers éclats du phare qui marque l’entrée de la baie d’Almeria, ainsi qu’une presque délivrance. Presque, car si on a assure pour pointer l’étrave pile poil au bon moment, c’est sous trinquette seul, de nuit, et déboulant dans l’obscurité que nous traverserons la baie, ayant plutôt imagine un havre abrite du vent et des vagues. C’est seulement a une heure du matin que nous jetterons les amarres a quai, dans la marina de Aguadulce après avoir cherche son entrée au milieu des lumières terrestres. Nous sommes épuise, la tête encore pleine de sensations, et même la boite de nuit a vingt mettre du bateau ne nous empêchera pas de nous endormir.


Ca continus

Publié le 30/08/2011 à 16:00, Portimão
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Changement de décor ce matin en se levant. La Marinette a prix l’avion tôt ce matin pour se poser et revoir la famille en France, après 1000 miles parcourus pour une première, entre la méditerranée et le Portugal, ainsi, le bateau semble bien vide. Le voila sans le bordel habituel, et c’est bien triste un bateau sans bordel a l’intérieur, il faudra donc y remédier et redonner une nouvelle vie a tout ça, C’est donc entre Tigre et moi a présent pour le descente vers le sud. C’est comme la mer, avec des marées hautes et des marées basses.

Le départ était prévus pour demain, mais la première dépression sur les Acores est arrivée plus tôt cette année, et générera des vents contraires jusqu’aux Canaries pour les jours a venir. Donc me voila de nouveau au mouillage de Portimao pour une semaine, en attendant des conditions plus sympas, genre des vents portant ni trop fort ni trop mous. On peut être marin et faire le difficile. En attendant, ce sera petits travaux, et pourquoi pas visite des villes alentour. Et puis tiens, mettre a jour le blog, que avons mit de cotes depuis pas mal de temps.

Bonne journee ou nuit a tous de l'equipage... de moi quoi.


Coucou

Publié le 14/08/2011 à 20:21, Détroit de Gibraltar
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ola a tous,

et oui, tres peu d'article sur le blog. Faut dire que pour les connexions, il faut aller dans les bar WI-FI, et plus la temps est long et moins je vois les touches. Bon, nous sommes a Gilbraltar, avant nous avons quité Formentera aux Baleares pour Cartagéne. Escale et ville que nous avons adoré. Ensuite Almeria, deux jours pour enfin venir voir les singes de Gibraltar (non pas les anglais, bien que). Demain nous partons pour Cadiz dans le but de rejoindre le portugal en fin de semaine et enfin nous poser dans une marina. Promis, des lors on prend une connexion dans le bateau, et on vous donne tous les details et photos de notre ballade.

Bise a tous, Emma & Vincent.


Baléares, suite.

Publié le 1/08/2011 à 16:21, Ibiza
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Nous voila a Ibiza.

Avant cela nous avons quitté Minorque il y a une semaine, en prévision d’une houle inconfortable aux mouillages de la cote sud, et parce que peut séduit par l’île. La traversée c’est déroulée au moteur, comme d’habitude, et face a un vent de 25 à 30 nœuds de face et les vagues qui vont avec. Hormis le bruit du moteur, le bateau s’en est bien sortis et nous a mené au mouillage de Porto Colom. Enfin une nuit avec le bateau immobile…ouf. La ville est sans intérêt, mais en creusant bien, dans la même baie protégée, se trouve un petit village de pêcheur, complètement épargné du tourisme, aux allures de bon vivre d’antan.

Apres deux jours de repos nous décidons d’aller affronter la capital Palma de Majorque, et profitons d’un super vent qui nous pousse jusqu’a l’entrée de Palma en contournant de superbes orages sur les terres du sud. 5h30 pour faire une navigation prévus en 8h00, belle perf.

De ce que l’on nous a dit, les marinas sont excessivement chères, et il n’est pas possible de mouiller près de la ville. Et bien non. Ou pas tout a fait. En fait je me suis trompé de mouillage, (baie et marina du même nom mais pas au même endroit) mais coup de chance, la ou nous sommes, le mouillage est sure, et se trouve a deux cent mètre du terminus de bus pour le centre ville. Le lendemain, nous abandonnons « Tigre » au mouillage, et allons découvrir les étroites ruelles de Palma et ses fortifications. La ville est superbe, et l’ambiance sympas. A notre retour, le voilier est gentiment entouré de yachts a moteur, venus pour la journée.

C’est le lendemain que nous râlions au moteur le port de Santa Ponsa, de l’autre coté de l’île, en attente de traverser vers Ibiza.

Se sera chose faite le lendemain, avec un départ a 7h00 pour bénéficier de la petite brise matinal portant au large. Bien évidement c’est au moteur que nous finirons, sur une mer d’huile, et seulement après le passage au centre d’un orage que nous trouverons enfin les vents forcissant, nous permettant de mettre les voiles. Les vents chaotiques de l’orage nous laissant même essayer toutes les combinaisons de voilures en force et en direction, et ainsi de valider les différents montages que j’avais imaginé a cet effet. Bref, succès et sueur, dans une ambiance de régate a bord.

C’est entre deux nuages que nous apercevons enfin Ibiza, et sous un soleil radieux, que nous mouillons dans la superbe calanque de Portinatx. Un seul mot, paradisiaque et tranquillité, qui en font deux.

Hier nous avons longé la cote Ouest d’Ibiza, le long de magnifiques falaises, et sommes a présent dans la grande baie de San Antonio.

Quel choc. A terre c’est comme dans les mauvais films. Des boites de nuit et bars partout. Des mauvaises copies de Paris Hilton pubères et Tom Cruise survitaminés supportant mal la cire a épilé. Ca ne sent pas bon non plus et c’est très sale. Mais a voir la tête de la population locale, on imagine bien pourquoi. San Antomio est en fait, une ville dédiée a la fête et au …existants, ou se retrouve la jeunesse anglaise en majorité. Ce soir on a prévus un safari photo pour vous montrer ça.

Demain nous prendrons le bus pour aller visiter la ville d’Ibiza, et ensuite nous ferons une dernière escale sur l’île de Formentera avant de retourner en Espagne par Carthagène, et continuer notre descente vers le sud.

Mais d’içi la…

 

Safari photo a San Antonio.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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