Entre deux mondes

Et voila

Publié le 24/07/2011 à 16:54, Cala Galdana
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Nous avons quitté Roses enfin, le 20 juillet, direction les Baléares, et plus particulièrement l’île de Minorque. A en croire les voisins de mouillage, c’est la plus belle et moins fréquentée.

 

Le départ se fait par un arrêt a la marina pour le plein d’eau et une douche pour le même prix. A savoir, j’aurai rien payé, puisqu’on attend toujours le marinero pour nous ouvrir l’eau, chose qu’on a très bien fait nous même. Ensuite c’est plein sud… au moteur pour traverser la baie, et arrivé dehors, une belle houle nous attends et commence a agiter le bateau. Les choses se précisent au passage entre la cote et les îles Medas. Heureusement le vent est enfin la, et c’est sous génois et grand voile haute que nous passerons le cap Nègre et dépasserons tous les bateaux modernes nous ayant doublé au moteur. Il est vrai que nous sommes a ce moment très toilé et que le bateau ne descend pas sous les 8 nœuds entre les vagues et au surf sur les quelques déferlantes. La, le « Tigre » prend toute sa grandeur, car bien que musclé, il se comporte super bien, et je m’offre le plaisir de ridiculiser tout se qui flotte avec une voile devant moi. Apres avoir bien joué, je réduis et pointe l’étrave directement au large vers le petit port de Ciudadela. Emma n’a pas du tout goûté à cette grande foulée, il est vrai impressionnante pour une première fois. Mais au moins on connaît le potentiel du bateau.

C’est vers les 18h00 que le vent tombera et que nous allumerons le moteur jusqu’au lendemain 16h00 a notre arrivée.

Vue de loin l’île est aride et peu engageante, mais notre entrée dans la calanque au fond de laquelle se trouve le port, est pareil a un décor de film. Par contre le prix des places lui est loin de la semaine du cinéma. 110€ la nuit pour un 38 pieds… Nous mouillons et passons la nuit a l’extérieur dans une probable ancienne carrière au raz des cailloux. Le lendemain nous retournons faire le plein de gasoil, puisque plus de problèmes moteur, et c’est par un vent asses fort que nous passons de l’autre coté de l’île pour essayer de trouver un mouillage plus a l’abri et passer enfin une nuit sans stress.

Le voila ce mouillage idyllique, Cala Son Saura, dans une petite baie ronde a fond de sable et eau turquoise. Plouf l’ancre, et plouf le capitaine. Le lendemain nous allons nous balader a terre en laissant l’annexe sur la plage. A notre retour on nous explique gentiment  qu’il est interdit de venir en annexe sur la plage. Alors a quoi sert donc le chenal supposé servir a ça ? Non non, c’est par pour vous, si vous voulez venir vous baigner vous laissez vos annexes plus loin et débrouillez vous pour le reste du chemin. Voila donc les Baléares sous leurs vrais aspects.

Ici t’es riche et tu payes, ou tu regardes sans toucher.

Petite note pour les Indignés de Barcelone qui manifestent contre l’appauvrissement de l’Espagne, qu’ils viennent plutôt brûler les innombrables yachts de luxe espagnols que nous croisons de partout dans la région. Il en va de même des yachts sous pavillons belge ou espagnole, pilotés par de bons français a l’intonation proche du boulangé de quartier ou de votre cardiologue. Demandez leur ou ils ont passes leurs vacances par curiosité, et ne me parlez plus jamais de crise économique.

A présent, nous sommes dans un petit mouillage, aux pieds de magnifiques falaises, ou se trouve le petit village de vacance, Cala Santa Galdana, et donc des MAGASINS et INTERNET. Ca tombe bien, il pleut depuis se matin. Suivant, la météo, nous larguerons les amarres, demain lundi pour Port Colomb à Majorque, que nous envisageons de passer rapidement pour rejoindre Formentera et Ibiza, bien que plus fréquentées, mais avec des mouillages plus sympas qu’ici.

Vous l’aurez compris, malgré il est vrai des paysages parfois somptueux, je ne suis pas tombé sous le charme de cette îles aux mouillages inconfortables et trop fréquentés.


Pas toujours Roses.

Publié le 19/07/2011 à 10:23, Roses
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Et bien non, tout n’est pas toujours rose sur un bateau. Encore moins lorsque le sort semble s’acharner.

Que je vous résume l’affaire :

Le jour du 14 juillet, nous devions quitter Roses pour rejoindre les Baléares, avec un vent favorable, bien qu’un peu fort en début de journée. Bref, plutôt pas mal pour nous. A dix heures après avoir levé l’encre et remplis 80 litres d’eau en jerricane au rince pied de la plage, si si, et bien au moment de hisser la grand voile, le bruit que personne n’aime entendre. Celui du tissu qui se déchire. Il suffit alors de lever la tête pour découvrir le commencement d’un trou. Bon je gueule un peu, normal, puis retour un mouillage pour analyser et régler le problème. Allés, je suis bon joueur, c’est entièrement de ma faute puisque je me suis planté en installant la voile a Gruissan. Apres contact avec quelques voisins de mouillage surpris de notre retour, nous comprenons vite que ce ne serra pas simple de trouver une voilerie pour réparer. Hum ! Il y a encore un créneau météo le lendemain pour les Baléares, mais faut réparer cette voile le jour même. Ok, je sort la trousse de couture, et ne finirai le travail que à 10h du soir pour être près le lendemain matin.

Nous voila donc enfin partis le 15 juillet pour les Baléares, grand voile recousue et vent de face. Emma découvre les joies de tirer des bords face au vent, et décide que le bonheur n’est vraiment pas dans le pré. La nuit arrivant et le vent lui commencent a faire défaut, nous démarrons le moteur pour pointer directement les îles, et surtout manger bateau a plat.

Apres le premier coucher de soleil en mer pour Emma, je prend mon quart et m’installe dans le cockpit pour quelques heures. Soudain, nouveau bruit que l’on n’aime pas entendre. Celui du moteur qui broute, qui rate, et qui finit par vous dire merde en s’arrêtant.

Apres un contrôle rapide des niveaux et quelques tentatives vaines de le redémarrer, il faut prendre une décision. Etant  deux fois plus près de la cote Espagnol que des îles, et le faible vent en sa direction, nous faisons demi tour sous voile vers notre point départ.

Bon inutile de vous dire que la nuit n’a pas était d’une grande joie, mais ma fois le soleil c’est levé nous poussant tranquillement au large de Palomas. La mer étant calme et enfin le jour revenu, je me lance donc dans le contrôle du moteur avec une petite idée mettant venue durant la nuit. Le moteur ne reçoit probablement plus de gasoil. Qui dit liquide qui n’arrive plus, dit tuyau bouché. Et des tuyaux, ça ne manque pas ici. Bingo ! Du premier coup, c’est la sortie du réservoir qui est bouchée avec les probables boues qu’il contient en son fond. On démonte, on nettoie et on  tourne la clé. C’est reparti, mais trop tard pour les Baléares. Un coup de vent est prévu dans les 24 heures.donc retour a Roses en rasant la cote qui est magnifique avec ses falaises et calanques. Une fois l’ancre sur le fond, ce fut la grande sieste, a tel point qu’en se réveillant, Emma croyait être le matin et prête pour le p’ti dej.

Bref, certain diront qu’il valait mieux que tout ça arrive maintenant, ou bien que c’est ça la vie de bateau. Tous auront raison mais n’empêche, ça énerve  . Bon, nous sommes ici encore pour quelques jours, qui nous laisseront le temps d’oublier tout ça et de repartir avec plein de belles aventures en perspectives.

L’animal étant punis dans sa chambre jusqu'à nouvel ordre. C’est donc son équipage qui vous embrasse.

Attention aux courants d'air!

Atelier couture sur l'animal.

 


Gallot d'essai

Publié le 11/07/2011 à 17:57, Roses
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Et voila trois jours de navigation test, qui se soldent par la mention très bien. Et oui, météo idéale et bateau nickel. En résumé, nous avons quitté Gruissan après une nuit au mouillage dans l’entrée du port. Ensuite tout droit vers le cap Béar, d’abord au moteur puis sous voile sur une mer plate avec une petite brise. Nous avons zappé Collioure ou le mouillage est devenu payant, pour une petite baie au pied du phare du cap Béar. A part quelques yachts bruyants et sans gène, une superbe journée. Des le lendemain, voile vers le fameux cap Creus en longeant la cote au pied des Pyrénées j’usqu’aux Callas accessibles uniquement par la mer. La nous nous sommes glissé entre les rochers au bout du Cap Creus, dans une petite crique, pour le déjeuner, et la première baignade dans l’eau cristalline. Bon, je vous passe les détails, y en qui bossent. Fin de journée à Cadaquès, qui n’a rien a voir avec notre visite de l’hiver dernier. Des bouées payantes partout, des bateaux à moteur dans tous les sens, et plein de baleines échouées sur les minuscules plages du village. Nous nous sommes trouvé un petit coin pour jeter l’ancre, et économiser 30€, pour passer la nuit. A présent que les abrutis ont éteint leur moteur, le mouillage est superbe avec le village de Salvador Dalis aux pieds des montagnes, comme décor.

Nous sommes a present au mouillage a Rosas, devant la plage en plein centre ville, pour les quelques course avant la traversée pour les Baléares.

Au mouillage à Cadaquès, Espagne

Demain Rosas pour quelques course, et ensuite traversée vers les Baléares ou nous rejoindrons des amis sur leur cata.

L’animal vous salut.


Mise a l'eau

Publié le 4/07/2011 à 15:59, Gruissan
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Les affaires reprennent !

Apres six mois d’hivernage au sec pour le « Tigre », ce fut également six mois d’hibernation pour nous, Emma à la montagne, et Vincent sur son bloc de granit finistérien, c’est avec plaisir et une pointe de curiosité que nous avons regagné le bateau sur son parking de Gruissan il y a deux semaines. Nous avons retrouvé un bateau nickel et parfaitement sain. Reste quelques travaux de préparation en complément de ceux que j’ai effectué il y a trois mois, lors de mon passage d’une semaine pour bricoler. Tout va bene. Le choix de reporter le départ pour l’été 2011 c’est avéré être le bon, nous permettant de peaufiner le bateau et d’envisager des étapes estivales en toute quiétude et bon touriste. Nous apprécions  la gentillesse des autochtones, ainsi que la beauté des lieux. Cela mérite d’être souligné, ou en Méditerranée il est complexe de loger son bateau, Gruissan est une escale de grande qualité.

Ce vendredi, le « Tigre » regagnera l’eau avec ces nouveaux joués installés, et une coque toute propre, ce malgré le dos bloqué pour Vincent, depuis plusieurs jours, et une tramontane au plus fort, 40 nœuds au compteur. Du coup nous resterons une petite semaine au ponton de la marina, pour reposer nos presque vielles carcasses, et faire une dernière toilette a la bête.

Ca y est, après une petite frayeur concernant l’alignement de l’arbre d’hélice, de ma faute, tout est rentré dans l’ordre et nous voila retourné dans notre élément, ça flotte mon pote. La mise a l’eau c’est très bien passé, grâce a un personnel de la zone technique très pro et une bonne préparation. Première nuit au ponton, et ce dimanche petite sortie en mer pour tester tout ça. Pas beaucoup de vent, mais quelle pied de glisser le long de la plage sur une mer bleu azure. Cerise sur le gâteau, tout fonctionnent, et le tout en short et lunette de soleil. Ca change des zéros degrés et force onze de cet hiver.

C’est un ticket pour le soleil vous trouvez pas ?


et merde

Publié le 20/12/2010 à 10:55, Sète
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Ben voila,

Une fois de plus nous ne serons pas partis. Mauvaise météo, froid, humidité, demotivation de l'équipage. Bref le goût n'y est plus. C'est donc finis pour cette année.

 



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